Mar – Dim · 17h30 – 1h30+33 5 46 41 37 2218+
La Corderie
Le lieu

Du chanvre commis aux cartes distribuées

Un siècle de cordages, trente ans de portes closes, deux ans de chantier léger : l'entrepôt n'a pas été transformé, il a été remis en service.

1878 – 1974

Ce que le cordier a laissé derrière lui

Les portes hautes de La Corderie, face au bassin

La charpente de chêne est d'origine, assemblée à tenons chevillés, et n'a jamais été doublée. Les poutres portent encore les entailles où passaient les cordes tendues pour le commettage.

Six poulies de bois restent boulonnées au mur nord, à la hauteur exacte où elles servaient. Nous n'en avons décroché aucune : elles tiennent aujourd'hui les lampes basses au-dessus des tapis.

Devant le seuil, la dalle est creusée de deux sillons parallèles, usés par les rouleaux qu'on poussait vers les bassins. C'est le seul endroit de la maison que nous avons interdit aux tables : on marche dessus, on ne s'assoit pas.

Sept personnes

Trois en cuisine, trois en salle, une au banc d'huîtres.

Quarante-huit couverts

La capacité de la grande travée, en un seul service.

Sept tapis

La travée nord, avec son propre rythme et ses quarts.

Nos principes

Quatre choses qui ne se discutent pas

  1. Le jeu reste un jeu : aucune mise, aucun gain, aucune dette entre joueurs, à aucun quart.
  2. Les huîtres viennent des claires, et de nulle part ailleurs : quand le bac est vide, le banc ferme.
  3. La cloche des quarts n'est pas décorative : elle protège le service et le sommeil des voisins du quai.
  4. Personne ne reprend la route après une soirée de blancs sans qu'un taxi ait été proposé.